Médina de Oujda

De l’Hôtel de ville à la médina de Oujda, seuls quelques pas vous séparent de la découverte d’un hypermarché traditionnel à ciel ouvert. Bijoutiers et artisans y cohabitent depuis des centaines d’années. Outre le commerce, mille et une raisons vous pousseront d’aller à la découverte. La première est purement culturelle. Comme dans toutes les médinas, celle de Oujda est dotée de ses portes à l’image de Bab Sidi Abdelouahab et Bab Al Gharbi (Porte de l’ouest). Percée dans les remparts, la première porte a été construite au XIIIe siècle. C’était un lieu de rencontre de plusieurs spectacles. Principale porte du côté ouest, la 2e porte se dresse timidement et rappelle le style architectural imprégné sur toutes les portes construites par les dynasties qui se sont succédé dans la ville. Elle permettait la liaison d’Oujda avec le Maroc de l’Ouest. A l’intérieur, se dresse la Grande Mosquée. Construite sous le règne de Ennasser en l’an 1208, elle fût réaménagée et dotée d’un minaret sous le règne d’Abou Youssef.

Passé la porte Sidi Abdelouahab, naît un monde de légende. La Médina de Oujda est un univers magique entouré de remparts ocre et rouille qui laisse le temps s’écouler seul, hors de ses murs. Ce lieu vivant, emmêlé de passants, laisse deviner de petites ruelles, des portes cachées, des cavernes d’Ali Baba. Les commerces, tantôt embarqués sur des roulettes, tantôt abrités sous de grands voiles blancs, emplissent nos yeux de milles couleurs, des épices aux brocanteurs. Les bijoutiers d’Oujda exposent leur savoir-faire traditionnel, des colliers majestueux nés de pratiques ancestrales, des petits bracelets argentés, sculptés de motifs orientaux transportent les femmes dans une autre époque, une époque féérique. Aujourd’hui, la médina compte plus de 1500 commerces, artisans et services divers et variés. Mais la médina d’Oujda est avant tout un centre de vie qui a vu naître l’implantation de la première école de jeunes filles et l’école L’bali, première école de garçons.